Samedi 24 avril 2010
MON
VILLAGE
Au détour d'un virage
Le
clocher d'un village
Émerge
d'un coteau
Impalpable
héraut
Oublions
nos soucis
Ce
village endormi
De
calme et de répit
S'appelle
Saint Genis
Des
murs en pierres sèches
Entourent
des bâtisses
A
l'allure revêche
Sans
le moindre artifice
Parfois
l'hiver blanchit
Ses
venelles étroites
Ses
toits de tuiles plates
Alors
que des ennuis
Quand
le printemps arrive
Le
jaune du colza
Inconsciemment
le prive
Un
peu de son éclat
Quelques
coquelicots
Ensanglantent
les champs
Les
taupes en-dedans
Reprennent
leur boulot
Quelques
pollens esquissent
Un
ballet de senteurs
De
doux vents démunissent
Le
ciel de ses noirceurs
Vient
le tour de l'été
Ses
routes ombragées
Mènent
à la torpeur
De
ses hameaux tiqueurs
A
ses pieds la Nouère
Coule
dans le vert
De
sous-bois éphémères
Un
eau limpide et claire
Jouissant
de la fraîcheur
Quelques
hardis pêcheurs
Taquinent
le poisson
Sous
cette frondaison
Faisant
face au soleil
D'immenses
tournesols
Apparaissent
pareils
A
de jaunes coupoles
Dans
la cour des fermes
Quelques
chiens alanguis
Ont
su mettre un terme
A
une garde honnie
Quelques traits de poils furtifs
Des
chats à l'air fautif
Abandonnent
leur hobby
La
sieste à l'infini
Parfois
dans le lointain
Quelques
ronronnements
De
tracteurs expirants
S'essoufflent
en geignant
Des
géants de métal
Trouent
la nuit sidérale
Et
par un coup fatal
Fauchent
les céréales
Enfin
quand tout s'endort
Dans
la nuit estivale
Seuls
chantent encore
Des
grillons ou cigales
Le
raisin sur les vignes
Se
prépare à l'automne
En
rangs rectilignes
Et
souvent monotones
Enfin
gorgés de sucre
C'est
le temps des vendanges
Laisser
la part des anges
Pour
donner quelque lucre
Puis
leurs feuilles s'habillent
De
couleurs somptueuses
En
livrées pompeuses
De
chatoiement qui brillent
Alain
Chadelaud

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